En 2016, Grégory Duveau a donné son dernier concert à St-Antoine de Ficalba avec les Chants sacrés gitans.
Il s’apprêtait alors à se consacrer entièrement à la Tribu Hypolaïs.
Ce choeur lotois ( Le Vigan) nous emmène du Pays Basque aux frontières de l’Oural en passant par autant de paysages sonores que peut en compter le bassin européen: sonorités méditerranéennes, balkaniques, slaves, occitanes que viennent appuyer des instruments traditionnels typiques ( tambour, tambourins, mandole andalouse, shruti…).
20 choristes, des chants polyphoniques invitant au recueillement ou à la fête musicale que Grégory avait si bien su faire partager à St-Antoine il y a 2 ans devant un public enthousiaste.
La genèse du projet musical « Mon François d’Assise rêvé » remonte à 2003, lors de mon voyage à Assise où la beauté et la puissance évocatrice d’un chant entendu dans la chapelle de San Damiano fut pour moi la « piqure de rappel » de mon expérience spirituelle vécue l’année d’avant en l’abbaye de Sylvanès en Aveyron.
Eprouvant de grandes difficultés à traduire par l’écriture les sentiments éprouvés lors de ces deux expériences, il m’apparut peu à peu que l’unique manière de s’en approcher et de tenter d’en restituer la transcendance ne pouvait être que la musique, puisque dans les deux cas, elle était à l’origine d’émotions qui avaient scindées ma vie en un « avant » et un « après » ces instants de grâce.
Au fil des années qui suivirent, les morceaux prirent corps peu à peu sur ma guitare, chacun relié par un chemin secret à un épisode connu ou inventé de la vie de François d’Assise.
Quelques pièces musicales existaient déjà lorsque je fus affecté au lycée professionnel de Langon. Ne pouvant rentrer chez moi chaque soir, je cherchai un hébergement que je trouvai rapidement chez les sœurs de l’abbaye du Rivet à Auros. J’y passai trois nuits par semaine et j’assistai aux offices, en particulier celui du soir, comprenant des chants d’une beauté singulière, particulièrement émouvante.
J’amenai ma guitare et, n’étant pas autorisé à jouer dans la chapelle, la sœur hospitalière m’attribua un oratoire où je pouvais composer et effectuer des enregistrements tout à loisir. Le reste des morceaux y vit le jour durant l’année scolaire que je passai dans cette ville.
Le troisième évènement décisif fut la création du festival de Musique Sacrée de Saint Antoine de Ficalba où, tout en effectuant des enregistrements de groupe vocaux, j’eus l’opportunité pour effectuer les réglages, de jouer mes propres morceaux au sein de l’église, ce qui leur donna la coloration et la dimension que j’attendais.
En compagnie de Dominique Tabeur, conteuse.
Extrait audio
Tarif : Entrée 9 euros / Tarif réduit 6 euros / Gratuit pour les enfants de – de 12 ans.
Michal Elia Kamal a la voix exceptionnelle, Julien Demarque guitariste et Metehan Cifçi joueur de sansala et de santour, composent ce trio venu d’Istanbul.
Leur répertoire se compose de musiques turque, sépharade, des balkans et de la tradition gitane. Le trio formé en 2010 à Istanbul s’enrichit du brassage de leur cultures différentes et de leur souci de pureté musicale.
Michal Elia Kamal, chanteuse d’origine iranienne écrit les paroles, les arrangements et les interprète de sa voix puissante et aérienne avec passion. Elle s’accompagne souvent de percussions.
Julien Demarque, guitariste est français. Metehan Cifçi, d’origine turque, joue du santour et du sansala.
Les musiques, fruit d’un travail collectif, mélangent les saveurs de l’Orient, du Sud de l’Europe et la musique sépharade.
Ils se sont produit en Italie, Grèce, Inde, Finlande, Allemagne, Chypre et donneront leur deuxième concert en France.
Un documentaire à propos de la scène musicale turque leur a été consacré sur Arte.
Né d’un père kabyle et d’une mère gitane, Tony Gatlif a connu une enfance un peu chaotique mais sa rencontre avec l’acteur Michel Simon sera déterminante.
Après une courte expérience au théâtre il se consacre alors au cinéma et à la musique et abordera un thème récurent: les Roms du monde entier.
Imprégné par cette communauté en mouvement et leur univers sonore et musical il réalisera de nombreux films tels que Vengo, les Princes, Gadjo dilo, Swing… et Latcho Drom.
Latcho Drom évoque la longue route des Roms, du Rajasthan à l’Andalousie à travers leur musique, leur chant, leur danse.
Latcho Drom signifie « Bonne route ».
En collaboration avec Utopie Sainte-Livrade-sur-Lot.
Inspirée entre-autre par les musiques anciennes européennes et celles de la tradition juive, la Cie Oper’Azul a créé nouvellement le spectacle « Rosas das Rosas ».
Une belle rencontre, un échange éblouissant entre les traditions musicales sépharades et klezmer et les musiques anciennes européennes d’Occitanie, de la péninsule ibérique ou encore d’Italie.
Camille Artichaut-Humeau, clarinettiste réputé, est invité à explorer ce répertoire passionnant.
Un voyage musical sensible, une conversation inspirée.
Ce quatuor est composé par:
Pierre-Yves Binard, baryton et percussions.
Catalina Skinner, mezzo-soprano et percussions.
Pierre-Emmanuel Roubet, ténor et accordéon.
Camille Artichaut-Humeau, clarinette et duduk.
Crédit photo, Claire Hugonnet.
Tarif : Entrée 15 euros / tarif réduit 12 euros / gratuit pour les enfants de – de 12 ans.